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Immersion dans un magasin Société Québécoise du Cannabis : SQDC de Montréal

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Dans la partie ultra commerçante de la rue Ste Catherine, en plein centre de Montréal, impossible de rater la SQDC qui vend depuis 10 jours du cannabis légal. Cherchez la file d’attente permanente de 60 à 100 personnes dans la rue : vous êtes arrivés ! La foule est impressionnante, et mieux vaut se renseigner sur le stock restant auprès de l’agent de sécurité de l’entrée avant de se lancer dans cette file d’attente qui durera finalement 45 minutes. L’occasion de pouvoir discuter un peu de la situation avec les québécois présents pour acheter leur cannabis légalement, pour la première fois.

La vitrine de la SQDC est vitrée et transparente, mais rien n’est visible de l’extérieur pour respecter la loi. Comme pour le tabac. Comme pour la cigarette électronique, on ne voit pas le produit de l’extérieur, on ne le nomme même pas. On fait entrer les clients par groupes d’une quinzaine de personnes. Un second officier de sécurité posté à l’intérieur du magasin est chargé, à l’entrée, de vérifier chaque carte d’identité pour valider l’âge des consommateurs. Aucune discrimination de nationalité, les étrangers sont les bienvenus.

Les clients une fois entrés, se retrouvent dans une pièce de plus de 100 m², proposant des bornes interactives comme celles que l’on voit dans les fast-foods et un grand comptoir tenu par une dizaine de conseillers. Ils sont très experts sur leur sujet, que ce soit côté prévention ou en matière de connaissance des produits proposés, même si le choix est limité pour cause de problèmes d’approvisionnements.


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Mais du choix … il y en a pléthore, près de 150 variétés ! Sativa, indica, hybride, herbe, gélules, huile, THC, CBD… Même les consommateurs les plus avertis sont dépassés par les listes interminables qui défilent sur les écrans aux murs, sont intrigués par les casiers qui présentent de petites boîtes rondes derrière les conseillers de vente. Le contact avec les vendeurs est très sympa, rapide, passionné… tout le monde a encore du mal à y croire mais on parle cannabis au grand jour, on choisit (sans voir le produit, les boîtes sont scellées avec sceau de l’Etat) et on sort avec son sac papier marron sans marquage. Le consommateur est tenu informé car lui sont remis dans le sac un guide « Ce qu’il faut savoir sur le cannabis » et une brochure « Renseignements pour le consommateur ».

Côté prix… les consommateurs ne sont pas non plus lésés. Les contenants opaques en plastique qui sont préparés à l’avance contiennent 1 gramme, 3 grammes et demi ou 30 grammes. Il ne restait plus lors de notre passage que des pots de 3,5g, dont la moins chère des herbes coûtait 20 dollars canadiens (13,5 euros) pour la « Helios Flower». La plus chère était proposée à 30 dollars canadiens pour une hybride : la « MK Ultra indica » (soit 20 euros). Pour une herbe dans tous les cas d’excellente qualité, traçable, dont toutes les propriétés sont clairement étiquetées sur la boîte, le consommateur s’en sort même souvent mieux que dans la rue, sur le marché parallèle.

Florent Biriotti est le patron de PIPELINE France, dans le vape game depuis 2012, date de son premier contact avec la ecigarette. Du jour au lendemain l’obsession d’en parler, de développer et de passer jour et nuit sur le sujet ne l’a pas lâché. Hyperactif, sérieux mais pas trop, un de nos pros présents depuis le premier épisode de OneshotTV.

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