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Témoignage de Jean-Claude Jimenez

Témoignage cigarette JCJ


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Je suis d’une génération où très peu de monde avait réellement conscience des méfaits du tabac.

interditC’était malgré tout une belle époque avec, me semble-t-il, davantage de tolérance et d’insouciance… Sur encore beaucoup de pans de murs il restait ces slogans datant de mai 68 « Il est interdit d’interdire ». Mais restons dans le sujet…Dans ces années 70-80-90 çà fumait partout sans que jamais personne, ni même les non-fumeurs, y trouvent à redire. Ça fumait dans les bars, les restaurants, sur les pistes de danse en boite de nuit, dans tous les transports en commun, les trains et les avions avaient leurs compartiments fumeurs. Ça picolait et fumait sur les plateaux TV quand bien même les émissions étaient diffusées en direct sur les chaines grand public, ça fumait dans les salles d’attente de toutes les administrations. En famille ça fumait en présence des enfants et même en présence des nouveau-nés. Je me souviens de ces longs voyages en voiture quand nous partions en vacances, où mon père nous enfumait et empestait l’habitacle de ses infects cigarillos bon marché qu’il fumait.

J’ai goûté à mes premières cigarettes à l’âge de 14 ans.

Avec 20 centimes de franc, j’allais m’acheter en bureau de tabac des paquets de 4 cigarettes de tabac brun, des sans-filtres qu’on appelait les P4 (sur le paquet était inscrit « 4 parisiennes »). Bien entendu, le buraliste à l’époque ne se souciait nullement de vendre du tabac aux mineurs. Sur les lieux de travail, ça fumait aussi. A l’âge de 16 ans, je travaillais en apprentissage dans une boulangerie-pâtisserie. Le boulanger pétrissait puis enfournait son pain, sa cigarette à la bouche. Dans le laboratoire, nous étions 4 pâtissiers qui fumions tout à notre occupation de travailleur en même temps. Très vite et très tôt, je suis tombé dans une totale addiction à la cigarette et déjà à mes 20 ans je fumais jusqu’à 3 à 4 paquets/jour. J’étais un fumeur compulsif, je n’ai aucune photo de moi de cette époque où on ne me voit pas avec une cigarette à la main ou à la bouche. Chez moi il m’arrivait d’avoir jusqu’à 3 cigarettes qui se consumaient à la fois dans différents cendriers. Jusqu’à mes 40 ans, j’ai été un grand sportif sans pour autant diminuer ma consommation de cigarettes. Pour exemple de ma bonne condition physique due au sport, après une année de service militaire j’ai entamé une carrière de sapeur-pompier professionnel dans ma ville natale de Toulouse. J’étais gros fumeur et cependant capable de courir un marathon !

C’est à mes 48 ans qu’est survenu mon premier gros souci de santé.

crise cardiaqueAprès donc 32 années de tabagisme intensif et compulsif. A l’époque je m’occupais depuis 6 ans à travailler dans la restauration, ayant ouvert mon propre bar-restaurant en Espagne. L’infarctus est survenu brutalement alors que je discutais et riais avec mes clients depuis derrière mon comptoir. Ce sont eux qui m’ont sauvé la vie : le village était isolé de 40 km des urgences les plus proches. Ils m’ont embarqué dans la voiture de l’un deux et conduit à l’hôpital sur les chapeaux de roues et à grands coups de klaxon pour se frayer le chemin dans la circulation : comme une ambulance l’aurait fait toute sirène hurlante. Je suis resté 10 jours en soins intensifs avant de reprendre connaissance sur mon lit d’hôpital.

Ma toute première préoccupation est, je crois bien, de demander à ce qu’on me rende mon paquet de cigarettes…

Je me suis aussitôt remis à fumer sans modération, sans même considérer les conseils du cardiologue et avec un cœur dont plus de 40% était sclérosé et irrécupérable. Oui ça parait fou. Je continuais à fumer mes 3 à 4 paquets/jour, mais sans plus pouvoir rester un sportif. Puis j’ai pris du poids : sans plus aucune activité sportive, passant de 80 à 120 kilos.

4 ans à peine plus tard, j’étais admis en urgence en cardiologie suite à une sévère angine pulmonaire et 2 interventions chirurgicales plus tard pour des angioplasties et pose de stents.

Je fumais toujours ! Pour pallier les dépenses en tabac, je faisais venir des colis de tabac à rouler depuis la Belgique ou des cigarettes depuis le Maroc !

En 2012 à l’âge de 53 ans j’ai tenté la cigarette électronique.

C’était de belles merdes achetées en pharmacie au format cigarette avec une petite diode bleue qui s’allumait au bout. Je tirais dessus comme un malade pour dégager un filet invisible de vapeur ! Autant dire que je n’ai pas tenu 2 jours et que j’ai aussi sec repris mes clopes ! Enfin c’est en 2013 que je me suis pris en mains. J’habitais alors près de Grenoble où je suis allé pousser la porte d’un shop « Cigaverte ». Derrière le comptoir un jeune vendeur qui envoyait des nuages épais et denses de vapeur m’a reçu. Il vapait sur un mod méca couplé à un Russian !

Je lui ai directement dit « Explique-moi tout je veux la même chose que toi« . Enfin ce fut la révélation d’une passion incroyable sans plus avoir envie de fumer. Je visionnais des tutoriels et des revues YouTube à longueur de journée, à faire, défaire et refaire mes coils sur mon Russian, à tester des arômes pour du D.I.Y. Je suivais les conseils de NukeVapes où David conseillait le coton cardé pour remplacer la fibre de silice puis comment acquérir la technique du Power-Vaping.

Alors que je vivais au Maroc et que depuis bien 2 ans je n’avais plus touché à une seule clope, lors d’une nuit passée au casino à une table de poker, je suis tombé en panne d’accus sur mon mod méca. Ne voulant pas quitter la table où je gagnais et n’en pouvant plus du manque j’ai aussitôt commandé un paquet de Marlboro ! Et cette nuit-là j’ai cramé 3 paquets jusqu’à mon retour chez moi et enfin pouvoir remplacer mon accu.

Pour çà, je sais que toujours je resterai un fumeur tout comme on reste un alcoolique même si on reste sobre durant des années.

Tout récemment j’ai acheté une VIM pour l’offrir à mon fils adolescent de 15 ans qui fumait en cachette afin de le convertir à la vape avant qu’il ne soit trop tard pour lui, et qu’il ne tombe addict au tabac.

Après 40 ans de tabagisme, je pense pouvoir témoigner que la vape m’a donné et me donne encore quelques années de vie à vivre, témoigner aussi que le tabac tue avec certitude.

Je ne fume plus et voilà maintenant près de 7 ans que je suis un heureux vapoteur.

Jean-Claude Jimenez.


 

Le compte de la rédaction de OneShot. Oui on passe notre temps à parler de vape sur ce site, mais parfois on parle d’autre chose. Des requins par exemple….

5 thoughts on “Témoignage de Jean-Claude Jimenez

  1. Bravo JC pour ce témoignage poignant, dans lequel on se reconnait tous un peu avec nos expériences diverses dans la vape. Longue et heureuse vie de vapoteur à toi !

  2. Super témoignage, il n’y a qu’en parlant que l’on pourra enfin faire comprendre à tout le monde que le vape sauve des vies 🙂
    Merci à toi !

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